Voilà, j'arrive enfin à faire le récit de la naissance de Célia.
Ma petite fée est née le samedi 26 février, le lendemain de l'anniversaire de son frère, chacun sa journée!
Alors, dès 5h30 environ des contractions me surprennent par leur force et leur intensité, c'est le grand jour !!
Je m'installe sur le côté avec des oreillers et me rendors.
8h30
je ne peux plus rester coucher, je me lève, appellle Alain, vais aux toilettes et zut, j'ai rompu la poche des eaux, mince, elle ne naîtra pas coiffée....
Je vais déjeuner, j'ai encore faim, Alice, ma cousine chez qui je loge pour être proche de Villeneuve Saint Georges et son fils son réveillés.
A ma tête elle sait elle aussi que c'est pour aujourd'hui.
J'ai plein de monde qui vient aux nouvelles et cela me touche, je me sens portée, soutenue par des femmes qui pensent à moi, une bougie brille, puis une autre, j'essaye d'appeller Valérie , mais chez elle ça sonne dans le vide, je veux qu'elle soit là, mais ne veut pas partir à l'hôpital dès maintenant, alors pas le choix, attendre, attendre Alain, attendre de partir.
J'ai peur de l'hôpital, peur de la technicité peur car je sais de quoi le personnel est capable, du meilleur et du pire et j'ai si peur du pire, la douleur à côté ne me fait pas peur!
J'ai tant de fois souffert, tant de fois la souffrance m'a avilie, humiliée, alors la douleur, je sais qu'elle va me guider, me dire ce qu'il faut faire, je sais que je vais crier, être nulle par moment mais je sais aussi qu'elle va me permettre d'ENFANTER, et ça c'est mon unique objectif!!!
Le temps passe lentement, les contractions se raprochent mais je ne veux pas enfanter sans Alain alors mon col ne lache pas, il travaille mais je sens qu'il ne s'ouvre pas, je me balance, marche lentement, tout devient si lent, un autre rythme que le mien se met en place, je l'accepte, c'est celui de Célia et de mon corps
Alain arrive à 14h30 tout est pret pour le départ, je me dis que j'appelle Valérie, une fois à l'hôpital dans la salle d'accouchement.
Le trajet, dur les bosses , les virages, les creux, les contractions sont très rapprochées, le rythme s'accélère d'un coup, comme c'est bizarre....
J'arrive à la maternité, nous montons au 5ième, sonette, c'est plein, pas de place, oups mal parti....une sage femme arrive et me dit de rentrer dans une salle, position gynéco, hard ça me fait mal au bassin
examen du col, l'horreur elle tire dessus 2 doigts, je m'en doutait, j'attendais Alain.
Sauf que la douleur qui suit est intolérable, je perds les pédales, je ne sais plus respirer , soulager cette souffrance, elle me dit que se sera une péridurale d'emblée, quoi, j'en ai parlé avec le Dr Maria et m'a dit que non, quelle contradiction, sa collègue lui demande si elle veut qu'elle me prenne en charge, j'aurai du hurler oui, mais j'ai trop mal et essaye juste de soulager la blessure de mon col...
Je dois changer de salle une autre femme arrive, beurk j'ai trop mal, me mettre debout, diantre que cela fait du bien, aller dans l'autre salle, m'allonger sur le lit et faire le monito...quel défit, j'ai tellemnt mal, je n'arrive même pas à m'installer j'ai les sangles le monito est posé, le gynéco de garde arrive , le rythme du coeur de célia est pourri, je n'arrive plus à respirer, je crie hurle ma détresse, je comprends oui que se sera une césarienne, plus rien ne m'intéresse, je m'en fou , ce corps est sondé multi perfusé, rasé, Alain est hors jeu, il accueillera Célia en peau à peau, j'entends la voie de cette douce sage femme qui me dit de respirer pour aider mon bébé, elle sait que seul la douceur compte dans des moments pareils, l'autre reste dans sa technique même pas au point, elle me pique trois fois, et rate passe la main à sa douce collègue dans le couloir avant de partir, il était temps, je ne m'appartiens vraiment plus c'est fini!!!!!!!!!
je pars au bloc
Un brancardier du nom de Romain, un amour me dit de bien m'installer pour ne pas avoir mal durant le trajet salle de travail, bloc.
Arrivée au bloc, je vois l'infirmière de bloc préparer le sondage, je rage elle m'a baratinée cette sage femme, je le savais bien que le sondage se faisait au bloc.....j'ai quand même 8 ans de bloc derrière moi!
L'infirmière anesthésiste et le brancardier m'aident à m'installer sur la table et me soutiennent pour la rachi, je ne dois pas bouger l'anesthésiste n'a droit qu'à 1 essai vu l'urgence, sinon anesthésie générale...l'infirmière anesthésiste me dis de serrer sa main, Romain de m'appuyer contre lui, là je relache tout, je respire et mes contractons redeviennent simplement de la douleur, je sens Célia bouger et puis ces foutus fourmies dans les jambes, à bientôt ma fille.....je pleure, fontaine pendant l'intervention.
Célia nait le 26février à 16h42.
Voilà, le réci de sa naissance, la plus belle malgré la déception, je l'ai eu contre moi quelques minutes au bloc et puis Alain a pris le relais.
Je récupère vite mes jambes et retourne dans ma chambre, mes amours arrivent et Célia tète...la rencontre, le bonheur, enfin ensemble!!!
Peau à peau pendant quatre jours partagé entre papa et maman le pied!!!!!! L'équipe de suite de couches est génial et fait tout pour respecter nos choix, à quand un hôpital Ami des bébés....
Je revois le Dr Maria lui raconte, il s'escuse, me raconte, le désarois de l'équipe, tristesse de l'échec, me reconfirme que la péridurale n'est pas le protocole, que le sondage se fait au bloc et que cette sage femme n'a pas eu d'enfant.
Dans ma tête tout est clair, elle fleepait, et son orgueil l'obligeait à continuer, dommage, elle a tout fait fouarrer pour l'accouchement naturel!!!
je lui pardonne , je suis guérie grâce à ma fille et à son amour, au portage, à l'allaitement et au sommeil partagé, la vie est douce et mes enfants et mon mari attentionnés me permettent de cicatriser mes plaies.
Après nous revoyons à froid la gynéco qui m'a opérée et qui nous a expliqué que c'était la rupture utérine qu'elle craignait, nous comprenons mieux.
Merci à tous ceux sans qui cette formidable naissance n'raurait peu avoir lieu!!!!!!